mercredi 3 septembre 2014

Last article?


English below
  
Kulaa ! Qaniipii ?
Ajinngilarnga, qujanar !
Traduction : bonjour, comment ça va ? Ça va bien, merci ! C’est toujours utile à savoir non?

Donc voilà ces 5 mois au Groenland sont terminés. Un dernier article pour la route?



Parlons un peu de la flore. Face à des conditions climatiques relativement difficiles : le vent, le gel, le pergélisol (sol gelé en permanence) et tutto quattatina, la flore s’adapte. La période de végétation étant très courte (c’est assez surprenant mais en Arctic, l’été n’est pas super super long), à peine la neige disparaît que les fleurs sont déjà là. Il n’y a pas d’arbres en arctique (la limite des arbres sert d’ailleurs souvent à délimiter la zone arctique), tout ce qui existe reste très proche du sol. L’intensité des rayons solaires rend les fleurs très colorées et beaucoup d’entre elles se consomment (miam). Encore aujourd’hui les Inuit se servent de leur très forte teneur en vitamine pour compléter les repas en hiver. A noter que pas mal de ces fleurs sont présentes aussi dans nos chères montagnes des Alpes. Similitudes entre altitude et latitude.

On commence par la fleur Nationale du Groenland, la Niviarsiaq (jeune fille).



Ensuite on y va  avec du gros arbre, voilà un saule arctique (et ses chatons)


Tout plein de champignons (aucun au Groenland n’est dangereux c’est pratique n’est-ce-pas)



Là des jolies petites fleurs de pissenlit


La campanule (sucrée comme tout)


La Rose root (il y en a partout et c’est plutôt bon, merci à toi pour m’avoir tant nourri)



La Linaigrette. Les Inuit l’utilisaient comme mèche pour les lampes à huile.


Le thym arctique. Ça sent bon, c’est bon et c’est joli !




La violette saxifrage. En coussin, Premières fleures présentes dès la fonte des neiges.



Et bien sûr les tonnes de myrtilles et autres cowberries. Se mangent à la pelle.

Et puis il y en a plein d’autres mais j’entendais des moqueries comme quoi je prenais toutes les fleurs en photo alors j’ai du me calmer.
elle, elle se mange c'est acidulé c'est délicieux.





Avant de partir, passage obligatoire par le Polheim (Qimmeertaajaliip Qaqqartivaa, rien que ça), cette jolie montagne de l’autre côté du fjord, pile en face de Tasiilaq.







Pas facile de trouver son chemin dans cette falaise. Heureusement qu’on a une carte.


La vue y envoie grave velu.



Et puis on repasse dire bonjour à nos copines les baleines.
Au passage nos amis les chiens nous accompagnent.



Ces chiens continuent de passer leur été sur une île, le tri sélectif fonctionnant ils sont d’ailleurs de moins en moins nombreux. Notre ami Rufus, mal en point, ne va sûrement pas tarder à se faire bouffer par ses potes. Voilà pourquoi il était si motivé à se tirer loin avec nous, à la nage ou même en kayak.




Oui en effet, le rapport à la mort est un poil différent par ici. Un chien malade, nul au traîneau, trop vieux ou je ne sais quoi, est tué direct. Pas de chichi, les chiens ne sont pas des animaux de compagnies, mais bel et bien un outil de chasse et de déplacement.

Mais on s’y attache quand même dru dru.



Les icebergs, un peu moins sociables que les chiens, mais tout aussi mignons, ont définitivement rempli leur mission. De toutes les formes et tailles imaginables, toujours en mouvement, défiant la gravité parfois, intriguant quand ils plongent dans les profondeurs, ils se rident en ski, en kayak… merci les amis.







Une dédicace à la marque Duret. Une fameuse marque de la vallée verte présente au Groenland, ça c’est rock.
Après Salomon (peut être 80% des chaussures outdoor sont de marque Salomon ici) la Haute-Savoie est plutôt bien représentée à Tasiilaq.



Dadu Max, j’espère que tu vas user les skis en tabarnack.



Pas été très chanceux avec la faune par contre. Du Narval, c’est déjà pas mal, et du phoque. Mais pas d’ours ni renard, restés cachés. (Alors que c’est véritablement une année à ours).
Celui-ci ne compte pas.


Un petit arrêt en Islande sur le retour, et le trek du Laugavegur, où il faut réapprendre à se protéger de la pluie. Et pas facile de retomber au milieu de milliers de touristes stressés comme tout. Vraiment quel choc. La même au supermarché, bouche bée devant les rayons et tout ce choix. Faire des courses n’a jamais été aussi compliqué ! Mais L’Islande c’est chouette, on retrouve Seb ! Voilà 3 mois qu’il est parti du Gro. Et puis on retrouve nos amis les arbres (bon on y va en douceur, en Islande c’est pas non plus du chêne centenaire t’as vu).











Dernière purée (oui on a retrouvé nos purées favorites en Iceland ! A force on va bien avoir consommé des dizaines de kilos !)



Tout ça pour dire que ces 5 mois on été une expérience plutôt intéressante. Vivre chez les Inuit c’est fait! On a essayé de montrer aux jeunes que les activités outdoor sont faites pour eux et que le terrain est idéal pour ça. Quel meilleur moyen pour s’occuper dans un tel
territoire que partir en ski, en kayak, à pied ? En espérant que l’école va motiver un peu ces enfants dur comme de la dent d’orque et sympas comme un phoque barbu.

En espérant aussi que ce blog ne vous donne pas envie de venir au Groenland. Ou alors différemment. Ne pas simplement visiter mais vivre un peu avec la région et les gens que l’on croise. La forme même du tourisme aujourd’hui est critiquable. On vient, on ne s’intéresse que très peu à ces gens et à cette culture et on repart. L’argent dépensé ne retombe que très peu dans les mains de la population locale. Dur ainsi d’accueillir des gens avec le sourire si vous n’êtes que de passage pour quelques jours et qu’on ne fait que des activités pour touristes.
Un exemple, si personne ne skie alors que la neige est bientôt présente 6 mois par an, c’est en partie la cause des visiteurs. Sur les centaines de skieurs qui terminent la traversée de la calotte chaque année, combien vont prendre le temps de s’arrêter et de montrer aux jeunes combien ces skis peuvent être utiles ici ? Face à ce détachement, les habitants répondent en se désintéressant des techniques qu’ils utilisent, et c’est le cas du ski. Enfin bon, c’est un point de vue t’as vu.

Voilà vous en savez plus sur le Groenland qu’avant, du coup.
A l’allure où ça évolue, on se capte dans 20 ans pour voir ce que ça donne. La fonte de la banquise attire bien du monde et 50000 Groenlandais ne font pas tant le poids face à des Chinois, des Russes, des Américains, des Canadiens ou des Norvégiens prêts à tout pour forer du pétrole et de l’uranium.

Dagiuu ! A bientôt !









English

Translation : Hey ! How are you ? Fine, thank you !

So, those 5 months in Greenland are over, a last article ?

Let’s speak about the flora. With those particular climate : wind, gel, permafrost, the flora must fit. The growing season si very short (it’s quite surprising but the summer in arctic is pretty short) so as soon as the snow melt, the first flowers come. No trees in arctic (the forest limit help to define the arctic zone), everything who grow up stay close to the ground. The intense brightness make the flowers very colourfull  and a lot of them are edible. Still today, Inuit people use their high vitamin content. Note that a few of those flowers exist in our alps. Similitude between latitude and altitude.

You can see on the picture above :
The national flowers of Greenland, the Niviarsiaq (young ladie).
A big tree, an arctic willow with pollen.
Mushroom (nothing is dangerous up here)
Bellflower (very sweet)
Rose root (everywhere and quite good)
Cotton grass (Inuit use to use it as a wick oil light)
Arctic thym Smell good, taste good and pretty !
Moss campion. First flowers after the snow melt.
Dryad
And of course, the blueberries and cowberries. So many.
There are other species, but I’ve heard teasing like I was taking picture of every flower I saw, so I had to stop.

Before we left we had to hike the Polheim (Qimmeertaajaliip Qaqqartivaa) with an amazing view at the top. This is the mountain in front of Tasiilaq, just on the other side of the bay.

We said bye to the friendly dogs who stay on the island for the summer. The sorting is working and they are less and less. Our friend Rufus, in a bad shape, might be eaten by his friends soon. This is maybe why he was that motivated to go away with us, by swim or even in kayak.
Yes, how people think about the death is very different up here. A sick dog, bad with the sled, too old or whatever, will not live for too long. A dog is not a pet, but a tool to travel and to hunt.

Icebergs are a little bit less socials than the dogs, but they definitely completed the mission. As the northern lights in winter, it’s hard to get bored to watch them. So many different shape and sizes, always moving, against the gravity sometimes, impressive when they dive in the deep, you can ride them by ski, by kayak (well be carefull hey).

Let’s make a dedicace to the brand Duret. A famous brand from the Vallée Verte ! Exist in Greenland as well, rock n’ roll.
After Salomon (maybe 80% of the outdoor shooes are Salomon up here) Haute-Savoie is quite well present in Tasiilaq.

After 5 months, we say by o the dogs, to Max, hope you will use the skis.
Not very lucky with the fauna. A Narval (quite nice) and seals, but no bear or fox (and it’s a bear’s year)

We stoped in Iceland for a few days on the way back, with the Laugavegur trek. We have to deal with the raina gain and with thousands of stressed tourists, what a strange feeling. The same at the supermarket : too much choice ! Doing shoping never been that complicated ! But Iceland is nice, we can see Seb again, he left Greenland 3 months ago. And we can see our friends the trees again (we still go slowly, in Iceland the trees are not that big hey)

So those 5 months have been an incredible experience. We tryed to show to the kids that outdoor activities are fun, and that the landscape is perfect for that. What a best way to use the free time than to leave for a trip by ski, kayak, hike… ? I hope that the school will keep going to try those kids strong as a killer whale tooth and friendly as a seal.

Hope that because of this blog you don’t want to come to Greenland. Or differently. Not to come to visit but try to live a little bit the place and the people that you can meet. How tourism is made today could be criticable. We come, we don’t care of the people and the culture, and we leave. I guess it’s hard to do a warm welcome to people who come for a few days a do only tourists activities.
An exemple with the ski. Nobody ski up here even if we got snow almost 6 months a year. Tourists could be one reason of that, Hundreds of skieurs ends to cross the inlandsis each year, how many of them will take time to stop to show to the kids how nice and handy skiing could be up here ? Kids can see that, and they rspond by losing interest in technics that they use, and ski is an example. It’s a point of view.

Let’s see in 20 years how will be life in arctic. Because of the melting ice a lot of people is interested about north now, and 50000 Greenlandic people are not that powerfull in front of Chinese, Russian, Americans, Canadians or norvegians ready to drill petrol and uranium.


Dagiuu ! See you!

samedi 2 août 2014

East Greenlandic trekking


English version below

Après le trek autour de l’île Ammassalik, nous en avons remis une couche avec une nouvelle marche : du village du Kuummiit au village de Tiniteqilaaq. Traduction : « les habitants de la rivière » à la « presqu’île ». Sept jours, deux saucissons et treize purées ont été nécessaires… Une seule rivière a été nécessaire par contre pour que ma sandale se tire, emportée par le courant. Les dizaines et dizaines de prochines rivières à traverser se feront donc pieds nus. En même temps vu la température de l’eau difficile de sentir quoi que ce soit comme cailloux sous les pieds.

Un peu léger niveau timing (le retour à la casa arrive à grands pas…) nous avons commencé à marcher un poil plus au Nord que le village de Kuummiit.
Le voici quand même, vu depuis l’eau, avec ses 300 habitants.




Ça commence donc par un trajet en bateau, et c’est déjà pas moche




Puis la marche débute le long d’un fjord bien urbain appelé… Tasiilaq. Pour rappel ça veut donc dire « comme un lac ». Ce fjord, ressemble donc à un lac, du coup, t’as vu. Mais, il n’est gère moche. Alors du coup et bien on pose le 1er bivouac au bout de ce fjord.




Et de l’autre côté, c’est du lourd qui s’annonce.




Nous suivons la kuua (rivière), et là surprise, il y a quasiment un petit chemin ! Voilà quelque chose dont nous avions oublié l’existence lors de notre dernier trip.




Du lourd donc, et il y a même des fleurs partout. La flore fera l’objet d’un prochain article, soyez patients.
Voilà quand même quelques « Niviarsiaq », traduction de « jeune fille ». A savoir que c’est la fleur Nationale du Groenland, et que ça pousse là où tu pense que rien ne puisse même penser à l’éventualité d’une possible possibilité de concevoir de commencer à réfléchir à se dire d’essayer de pousser là, c’est dire. En gros, ça pousse dans le sable et les cailloux, ça tombe plutôt bien car les cailloux, ce n’est pas ce qui manque par ici.




Deuxième bivouac posé sur le sable (on reste dans le thème). C’est confortable et joli.




Au 3ème jour tristesse car nous quittons cette vallée aux bon nombre de glaciers et sommets (certains culminent à plus de 2000 mètres, amis alpinistes checkez donc le « Storebror » et autre « Trillingerne »)




Mais joie aussi, car nous rejoignons le Fjord Ningerti, et ses centaines de milliards de dizaines au carré d’icebergs, fois 2. Ça en jette.




Et camper face à tout ça, ça en jette (encore). Mais vous allez voir, ça va en jeter souvent (si vous aimez la glace notamment). Tout est si calme, sauf quand un iceberg craque, alors là ça peut être vraiment (vraiment) bruyant.




Nous continuons notre route, les icebergs se succèdent mais ne se ressemblent pas. Parfois gros comme des trucs très gros (seul le BAG peut mesurer ça), parfois tout jeunes et innocents. On ne s’en lasse pas.




3ème bivouac, toujours calé, à la bien cousin. Le soir ça ressemble à ça.




Le matin à ça.




A marée basse nous cheminons à travers la glace, pieds nus dans le sable, tout n’est que bonheur et volupté.




Arianne fait même des bisous à un iceberg, le veinard.




On retrouve notre petite fille en gros plan cette fois-ci.




Après une baignade dans un lac à 2 pas des icebergs (ça c’est fait), nous rejoignons la pointe Paarnakajiit (là où il y a des baies) En effet c’est gavage de myrtilles et autres baies ces temps, mais soyez patient un article sur la flore arrive, promis, sur la tête de la petite rascasse attrapée ce soir là. Ps: non je n'ai pas 40 ans.




Au passage admirez l’état du pantalon, légèrement déchiré (c’est génial pour une aération continue des fesses, je vous le conseille vivement).




Endroit historique, habité depuis longtemps par des Inuit, la preuve avec cette ruine.




Il existe toujours une cabane, fort bien perchée pour se mater du couché de soleil, et oui encore un.




Mais ce coup là, avouez que les couleurs valent le détour.




Hélas, il est temps de quitter les bords du fjord pour longer l’avancée de Tiniteqilaat, et rejoindre bientôt son village et la fin du trek. On retrouve notre bien aimée Ammassalik, délimitée sur son côté Ouest par le fjord Ikaasatsivaq.




Et voilà c’est la redescente vers le village, 100 habitants, 0 voitures. C’est splendide, l’atmosphère est très spéciale, on se croirait en Arctique.






On passe dire bonjour à un désormais ami, un Français qui vit ici depuis 20 ans. Il a quitté Marseille et sa bouillabaisse pour devenir chasseur. Aujourd’hui il est un des deux enseignants ici, et nous apprend tout un tas de trucs sur la culture, c’est génial. Notez qu’il parle plus que couramment la langue (et le Groenlandais c’est légèrement différent du Français), et il a même pas l’accent Marseillais, chapeau.
Pour les futurs voyageurs on n’hésite donc pas à aller au café piano workshop que tient sa souriante femme ! Et hop un peu de pub !




Dernier bivouac sur les hauts du village.




On ne se lasse pas de l’ambiance très calme qui règne dans le village. C’est beau dans tous les sens, d’un côté les icebergs et la calotte glaciaire.




De l’autre les montagnes.




Ça joue au foot, forcément.




Hélas il est temps de poser nos sacs, car dans quelques jours c’est le départ pour un retour à des latitudes moins polaires.




On ne peut rester plus longtemps ici donc, mais on est chanceux et on profite de la présence du bateau ravitailleur pour rentrer à la casa.




Quelques derniers beaux icebergs en chemin, et hop à la douche.




Ciao bonne !






English

After the trek on Ammassalik Island, we left for an other one, from the settlement of Kuummiit to the settlement of Tiniteqilaat. Translation : « The river inhabitants » and « the one who is dry at low tide ».
Seven days, 2 saucissons and 13 packs of mushpotatoes needed. But only one river (yes the first) needed to loose my water shooes in the stream. So the very high numbers of rivers to cross are gonna be barefoot now. But the water is so cold that you don’t even feel any rocks under your foot.

We are a bit light for the timing (we have to go back home soon…) so we started a little bit up north than Kuummiit.
We can see it from the water, 300 inhabitants.

So the ride by boat was amazing.

And so the trek start, along a fjord call Tasiilaq. Remember it means « like a lake », and so this fjord looks like a lake… And it’s a beautiful one, so we set up the tent at the end.

And on the other side, good stuff is coming.

We follow the Kuua (river), and what a surprise we can sometimes see a kind of trail. We totally forgot that on our last trek…

It’s amazing and there are flowers everywhere. An article about Arctic flora might come later. Here we have the Niviarsaq, what means « the young girl ». It often grows on gravel and stony ground, where you don’t expect anything to grow.

We stay on this ground and set up the camp on the sand, it’s confortable and quite beautiful.

3th day, quite sad, we leave the valley, with so many glaciers and peaks (fellow alpinists, check out the « Storebror » and « Trillingerne for example). Some of them are higher than 2000m.

But still happy, because we reach the Ningerti Fjord, so full of ice and icebergs.

First night, in front of all this ice, it’s so peaceful but when some icebergs break up. It could be very nosy. There are of every size, and you can’t get bored to watch them.

3th bivouac, enjoy the view on the evening, and on the morning, it’s quite different.

At low tide we walk between the icebergs on the sand, Arianne can’t resist to kiss one, lucky he is.
And our young girl again.

After a bath in a lake with the ice just there (done) we reach the Paarnakajiit cape (means where there are berries). Yes there are plenty of crow and black berries now, but flora is coming in an other article we already told you, be patient !
It’s a place where people used to leave since a long time ago.
We get an ugly fish, but check out my pants… an hole is coming bigger (it’s very nice if you like a fresh and ventilated ass)
There is still an hut, in a nice place to watch the sunset (an other one) but hey the colours are amazing tonight.

Too bad, it’s time to leave the Sermilik fjord to reach the edge of Tiniteqilaat. We can see now Ammassalik Island, delimited in West by the Ikaasatsivaq fjord.
And here we are, the settlement of Tiniteqiilat is here. 100 inhabitants, 0 cars, very special athmosphere, a kind of Arctic hey.

We come to see somebody we can call a friend now. Max is a French guy who left Marseille and the bouillabaisse 20 years ago to become an hunter. Now he is one of the 2 teachers here, and we are learning so many things about the culture here with him. He is perfectly speaking the local language (note that Greenlandic is quite different that French, and he doesn’t have the acent of Marseille !)
For people who might come there, don’t hesitate to visit his wife at her piano coffee workshop !

Last bivouac of the trip, above the village. The view is crazy both sides : mountains or icebergs and inlandsis. Kids are playing football, of course.

Too bad, we have to go back to Tasiilaq because it’s time to go back home soon. We are lucky because the supply ship is coming today. So we use it to get back to Tasiilaq.

A few last nice icebergs on the way.
And let’s go the shower !